Mai 2011 - C'était le moment de ne pas sombrer...

Publié le par Sorg le Gros

Je sens mon crane cogner quelque chose de dur, j'émerge d'une longue période de songe. Le choc n'est pas violent, je chute lentement, comme en apesenteur. Enfin mon corps touche le sol. J'inpire une gorgée d'air quand d'un seul coup, les premiers flots penetrant mon nez s'avèrent être de l'eau...

- Horreur...

J'ouvre les yeux.

- Non, c'est pas possible...

Une obscurité insondable m'entoure. Je n'ai pas froid et je trouve ca bizarre. J'entrelace mes doigts.

- Ca force, ca glisse plus, pire je n'arrive pas à les entrelacer à fond.

Je cercle successivement mes poignets de la main opposée.

Le pouce et le majeur ne se touchent plus, pire l'espace entre les deux et énorme.

Je me tate le corps mais à peine touché que déjà horrifié.
- SORG ! Ou est la plage ? Ou est la foret ? Que s'est il passé ?

Pendant ton absence ? Ho... hé bien... pratiquement rien, tout va bien ! Tout vas comme sur des roulettes ! Et toi ? Ca va ?

- Ca va pas, vous m'avez jetté ou ? Ou est Eniah ?

Eniah ? Ho... heu... hé bien... On a oeuvré ensemble pendant un temps... au début. Après on a eut quelques divergences d'opinions. Mais t'inquiète pas ! Tout est réglé ! On a une copine ! Enfin... heu... avait... Mais ca c'est pas grave, rassures toi, c'est passager !

Je vois quelques flash, des moments de joie, de la tendresse. Une longue période de paix, de soulagement.
- Quoi passager ? Ou est Eniah ?!
Je vois d'autres flashs, des moments de tristesse, de l'énervement. De courtes périodes de chaos, d'incompréhension et de pleurs.

- Je suis là. Ecoute pas "Tas de graisse", il est entrain de te raconter des conneries. On a merdé, point barre ! On s'est bien entendu au début, mais ca a dégénéré en début d'année. Sorg commence à redevenir son anagramme, et moi... je t'en parle pas, de la bonne hainE bien irrationelle.

Le froid commence à me tétaniser pendant que je me concentre sur les souvenirs de Sorg et Eniah. J'étais si bien au début, cette période ressemblait à un conte de fée. Subitement je me sens las, j'en ai marre. Je n'ai pas la force de combattre.

Publié dans Journal du Gros

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